Peindre une escouade de Plague Marines : rendu tabletop pour débutants

Mis à jour le 03/08/2026

En bref

  • Difficulté débutant
  • Rendu visé tabletop
  • Temps estimé 90-120 min / figurine
  • Nombre de pots 12

Guide pour ta première escouade de Plague Marines. On vise un rendu tabletop sale et jouable, pas un niveau concours. Un seul chemin, dans l’ordre.

Pour qui, quelles figurines

Ce guide couvre les Plague Marines d’infanterie de base de la Death Guard : l’escouade du Combat Patrol, les boîtes Plague Marines classiques.

Les figurines à détails (Lord of Contagion, Foul Blightspawn, Biologus Putrifier…) et les Poxwalkers ajoutent des couleurs et des textures de chair. Elles auront leur propre guide.

Un mot avant de commencer

Bonne nouvelle pour débuter : la Death Guard est sans doute la faction la plus indulgente à peindre. Là où un Ultramarine bleu net punit la moindre bavure, ici le sale, la rouille et les coulures sont l’objectif. Une couche un peu inégale passe pour de la crasse. Un lavis qui déborde, c’est de la patine. Tu peins une armée qui pourrit depuis dix mille ans : la perfection serait hors-sujet. C’est ce qui en fait, d’expérience, un excellent premier projet quand on a peur de « rater ».

La méthode ci-dessous monte le vert au drybrush (plus indulgent qu’un edge highlight précis) et construit la rouille en deux temps. Tu n’as pas besoin d’avoir la main sûre, juste de suivre l’ordre.

En bref

  • Difficulté : Débutant (le « sale » pardonne les ratés)
  • Rendu visé : Tabletop (vert corrodé, rouille, laiton terni)
  • Temps estimé : ~90 min pinceau en main (débutant) + ~45-60 min de séchage ; prévoir 2h en tout, réparties en 1 à 3 sessions
  • Logique : toutes les bases d’abord, ombrage ensuite, rouille et finitions à la fin

Préparation

  1. Assemble la figurine. Gratte les lignes de moulage (arêtes laissées par le moule) au cutter ou à la lime. Sur les Plague Marines, attention à ne pas raboter les cloques et les tentacules : ils font partie du décor.

  2. Protège-toi et protège ton espace. Pose la figurine sur du papier journal ou un carton, mets des gants (nitrile). Si tu utilises une bombe : masque recommandé et jamais en intérieur, toujours dehors ou dans un endroit très ventilé, les vapeurs de spray ne se respirent pas.

  3. Sous-couche. D’abord la couleur :

    • Pour apprendre (recommandé) : blanc. Les couleurs ressortent mieux ; tu poses ta base au pinceau toi-même, ce qui cale le geste plus vite.
    • Pour aller au plus simple : Death Guard Green Spray. Sous-couche et base de l’armure en une étape : après séchage, l’armure verte est déjà posée.

    Puis l’application :

    • À la bombe : fines passes à 20-30 cm, par temps sec, sans noyer les détails.
    • Au pinceau (si tu n’as pas de spray) : Death Guard Green dilué, deux couches fines en laissant 5 min de séchage entre chaque. Compte 10-15 min de plus sur le temps total.

Figurine pas nette ? Tant mieux, presque. Les bavures et les débordements arrivent à tout le monde au début, et sur de la Death Guard ils se fondent dans le rendu. Tu peux toujours repasser une couche par-dessus une fois sec pour rattraper. Vise le jouable sur table : c’est en peignant que le geste se cale.

Étapes

On pose d’abord toutes les couleurs à plat sur la figurine. Ensuite seulement on ombre, puis on salit et on éclaircit. Le but : ne pas changer de pot à chaque détail.

1. L’armure verte

Death Guard Green. Si tu as sous-couché à la bombe, l’armure est déjà faite : retouche seulement les manques et les zones poncées.

Charger le pinceau. Trempe seulement le tiers des poils, essuie une fois chaque côté sur le bord du pot. Trop de peinture sur le pinceau = couche épaisse qui noie les cloques et les rivets. Mieux vaut deux passes fines.

2. Les trims en laiton

Balthasar Gold sur les bordures d’armure, les boucles et les ornements. La Death Guard n’a pas d’or propre : ce laiton va virer au métal terni et rouillé une fois sali, c’est voulu.

3. Le métal

Leadbelcher sur le canon du bolter, les lames, les tuyaux et les pièces mécaniques.

4. Les cornes, dents et chair exposée

Rakarth Flesh sur les cornes du casque, les dents, et la chair à nu (ventres ouverts, tripes, bras boursouflés). Cette base gris-rosé un peu maladive est parfaite : le lavis de l’étape 6 va la rendre nécrosée sans pot supplémentaire.

5. Les lentilles

Death Guard Green ou une base sombre sur les lentilles du casque. On posera le vert lumineux tout à la fin.

À ce stade, toutes les bases sont posées. On passe à l’ombrage.

6. Ombrage ciblé (une passe)

Deux lavis (peintures très diluées qui coulent dans les recoins et créent l’ombre naturellement), posés dans la foulée :

  • Athonian Camoshade dans les creux de l’armure verte. Ce lavis vert renforce les ombres sans grisailler la teinte.
  • Agrax Earthshade sur le métal, le laiton, les os et la chair exposée. Le même pot patine le métal, ternit le laiton et donne d’un coup à la chair son aspect malsain.

Laisse sécher 25-30 min. Si ça brille encore sous la lumière, ce n’est pas sec.

Profite du séchage pour attaquer une autre figurine.

7. Finitions

Une fois sec :

  • Éclairci de l’armure (drybrush) : charge un pinceau drybrush d’Ogryn Camo, essuie presque tout sur un essuie-tout, puis frotte légèrement toute l’armure. Le vert clair n’accroche que les arêtes, les cloques et les rivets : le volume sort sur l’armure sans tracer chaque bord. Plus rapide et plus indulgent qu’un edge highlight au pinceau fin.
  • La rouille (le détail qui signe la Death Guard) : au stippling (on tamponne avec la pointe d’un vieux pinceau), pose du Typhus Corrosion sur le bas des jambes, les bords métalliques et les zones exposées. C’est une peinture texturée, granuleuse, qui imite la corrosion. Laisse sécher, puis passe un drybrush léger de Ryza Rust orangé par-dessus : le grain du Typhus accroche le pigment et la rouille ressort en relief. Deux passes discrètes valent mieux qu’une grosse plaque uniforme.
  • Os et dents : un éclairci d’Ushabti Bone sur le haut des cornes et la pointe des dents, par-dessus le Rakarth Flesh ombré.
  • Lentilles : Warpstone Glow sur les lentilles, puis un minuscule point de White Scar dans un coin de chaque œil pour la lueur.
  • Glaire et pus (optionnel) : une touche de Nurgle’s Rot, peinture technique brillante, sur le fil des lames, dans les plaies ouvertes et au bord des cloques. À doser : une goutte au bon endroit fait plus d’effet que dix.

8. Le socle

  1. Au plus simple : peins la tranche en Leadbelcher ou laisse-la neutre.
  2. Pour un meilleur rendu : sable/flocage collé + touffes d’herbe morte ou de mousse. La Death Guard rend bien sur une base boueuse et sombre. Détaillé dans un guide dédié.

9. Vernis (optionnel, mais conseillé)

Tout sec, une passe de vernis mat protège la peinture et uniformise le rendu (le métal, le drybrush et la rouille peuvent légèrement briller). Si tu as utilisé du Nurgle’s Rot et que tu veux garder son brillant humide, évite de vernir ces zones, ou repasse une touche dessus après le mat. Repeindre par-dessus un vernis sec reste possible pour retoucher ; c’est le décapage complet qui est pénible. Passe le vernis quand tu n’as plus de retouche à faire.

Astuces débutant

  • Le sale travaille pour toi. Sur de la Death Guard, l’irrégularité passe pour de la crasse. Lâche la peur de la couche imparfaite.
  • Le stippling, pas le pinceau plat, pour la rouille. On tamponne, on ne peint pas une surface lisse. Vieux pinceau abîmé bienvenu, c’est même mieux.
  • Le drybrush est ton ami sur le vert. Pinceau bien essuyé, gestes légers et répétés. Deux passes trop discrètes valent mieux qu’une trop chargée qui dépose du clair à plat.
  • Dilue tes couleurs. Deux couches fines valent mieux qu’une épaisse qui noie les cloques.
  • Enchaîne les figurines si tu le sens. Une seule pour apprendre, puis le batch quand tu es à l’aise.
  • La pourriture n’a pas d’urgence : base un soir, lavis et finitions le lendemain. Dix mille ans d’attente, une nuit de plus ; la peinture sèche se reprend sans souci.

Pour aller plus loin

  • Le guide complet Death Guard arrive (persos, Poxwalkers, Daemon Engines, marquages de la Peste, socles avancés).
Les commentaires arriveront prochainement.